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Issynetoo
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21 janvier 2016

Gratin jurassien

gratin


Ingrédients : (pour 4 personnes) :
10 pommes de terre moyennes
2 oignons.
1/2 pot de crème fraîche
3 cuillères à soupe de moutarde
4 tranches de jambon blanc
250 g de fromage morbier
250 g de fromage comté râpé
1 cube de fond de volaille
20 cl d'eau bouillante
10 cl de vin blanc

Préparation:
Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6).
Couper les pommes de terre en cubes et les faire cuire à l'eau bouillante durant 10 à 15 minutes
Émincer les oignons finement et les faire cuire à l'huile d'olive puis ajouter le vin blanc en fin de cuisson.

Dans un plat beurré, mettre la moitié des pommes de terre cuites, ajouter les tranches de jambon, les oignons cuits et le morbier coupé en tranches.
Mettre de reste des pommes de terre, la crème fraîche mélangée à la moutarde et le comté râpé
Diluer le cube de bouillon dans l'eau bouillante et verser sur le plat



Mettre au four pendant 30 minutes.

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14 janvier 2016

Brownies aux amandes et noix de pécan

brownie

Ingrédients

135 g de chocolat noir

50 g de noix et d'amandes

130 g de farine

150 g de sucre

2 oeufs

100 g de beurre salé de préférence

1/2 cuillère à café de levure

Préparation

Faire fondre le beurre et chocolat à feu doux.

Ajouter dans l'ordre : les oeufs, le sucre, la farine et la levure.

Mélanger au fouet .

Cassez les noix de pécan et les amandes pour faire des morceaux puis incorporez les à la pâte.

Préchauffer le four thermostat 6 (180° C) puis faire cuire pendant 15 à 20 min . Il faudra surveiller la cuisson le coeur doit être un peu moelleux .

Servir tiède accompagner d'une crème anglaise ou d'une boule de glace à la vanille.

28 décembre 2015

Gâteau à la farine de châtaigne

châtaigne

Ingrédients

3 oeufs

170g de farine de châtaigne

1 sachet de levure

100g de sucre

1 verre d'huile de noix

1 verre et demi de lait

1 sachet de sucre vanillé

100g de brisures de marrons glacés ou de châtaignes au naturel

Préparation

Dans un saladier, mettre la farine de châtaigne, la levure, le sucre, le sucre vanillé et une pointe de sel. Mélangez.

Ajouter l'huile, le lait et enfin les oeufs battus. Mélangez,

Ajoutez les brisures de marrons glacés ou de châtaignes au naturel.

Préchauffez le four à 180°C ou thermostat 6.

Beurrez et farinez un moule de 22 ou 24 cm de diamètre. Versez-y la pâte.

Mettre au four 25 à 35 minutes. Avec la lame d'un couteau, vérifiez la cuisson. Si la lame ressort propre le gâteau est cuit,

13 octobre 2015

Trop c'est trop !

Pourquoi j'accepte, au boulot, d'en faire toujours plus ?

Misscalimero

Je râle beaucoup mais finalement je fais ce que l'on me demande. Il n'y a rien à faire c'est plus fort que moi. Je devrais peut-être allez voir un psy !

Je fais déjà, depuis plus de trois ans, le boulot de deux personnes et voilà que très récemment la collègue avec qui je travaillais en binôme, c'est à dire celle qui devait me remplacer lors de mes vacances, et bien la voilà partie vers d'autres "Cieux" plus favorables à sa carrière.

Elle devait être remplacée, former la ou le nouveau avant son départ mais évidemment cela ne s'est pas passé comme cela. Pas de remplacement pour le moment. Lorsque je demande naivement : "quand est-ce qu'elle va être remplacée ? " la réponse est toujours la même : "on ne sait pas".

De jour en jour on m'en demande de plus en plus, et moi pauvre "cloche" je le fais. De plus, je le fais correctement !

Ce qui me fais enrager c'est que je n'en tire aucun bénéfice ; pas de promotion, pas d'augmentation de salaire enfin rien.

Quelle solution à ce problème ?

Le pire c'est que je vois d'autres collègues qui se la coule douce, Ils sont plus gradés que moi et de ce fait ils sont mieux rémunérés que moi alors que l'on fait le même boulot.

Alors je râle... je suis la râleuse au boulot. On me brosse dans le sens du poil... Stop ! trop c'est trop...

shtroumf

6 septembre 2015

Le pont des Arts

Le street art "anonyme"

street art anonyme

remplacé par le street art, qui remplace les cadenas du pont des Arts

Quatre artistes, Jace, El Seed, Brusk et Pantonio ont réalisé l’équivalent de 150 mètres de frises.

pont des arts

 

Capture3

 

Les Parisiens et les touristes pourront découvrir les peintures représentant une vision de la vie parisienne tel que se l'imagine le touriste a expliqué Jace sur sa page Facebook.  "Mon processus de création n'a pas été facile, a raconté l'artiste Pantonio " Je me concentre sur le sens, l'honneur du lieu."

Pantonio, est un artiste portugais qui est né sur l'île de Terceira au Açores. Il est l’un des artistes les plus influents et prolifiques de son pays. Son travail fait référence aux richesses du Tage (fleuve du Portugal). On retrouve dans son travail des créatures marines qui paraissent en mouvement ; référence au monde de la mer et de la pèche.

eL Seed fait parler les murs du monde entier. De Doha à Melbourne en passant par Londres, Toronto, Los Angeles ou encore Paris, ses "calligraffitis" (mélange de calligraphie arabe et de graffiti) prônent des messages d’amour, d’espoir et de paix.

Brusk est diplômé de l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne (France) où il impressionne par sa maitrise de différentes techniques et sa polyvalence. Touche à tout, il travaille aussi en 3D, manie le textile, le design de meubles et les packagings.

Panneaux vitrés à venir

Cette exposition éphémère sera remplacée cet automne par "des panneaux vitrés", a précisé Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris.


 

Il existe une polémique sur la dégradation du patrimoine engendrée par la présence de ces cadenas, l'aspect particulièrement inesthétique, les dommages engendrés par leur poids, tout comme l'éventuelle pollution de la Seine avec les clés des cadenas qui y sont jetées et y rouillent. Jusqu'alors assez neutre sur le sujet, la mairie de Paris considère depuis l'été 2013 que l'accumulation des cadenas fragilise les parapets.

intervention-pour-retirer-les-cadenas

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23 août 2015

Filleto dans la région Abruzzes en Italie

Autrefois en Italie

 

Atmosphère charmant et évocateur du village de Filetto, où chaque Août est reconstruit un marché médiéval. Evocation d'un temps où la Via Francigena a été utilisé par les pèlerins, pendant le voyage ardu à un passé lointain, vous pourrez respirer le charme de l'ancien.

Filetto est une commune de la province de Chieti dans la région Abruzzes en Italie.

Centre historique

Centre historique

 

Viano madonna soccorso

viano madonna soccorso

 

 

 

 

 

7 juin 2015

Ballade au parc

Ballon Parc A

Le parc André-Citroën fait partie d'un ensemble architectural ultramoderne, qui a surgi de terre dans les années 1990.

La vocation avant-gardiste de ce quartier a commencé dès 1777. Le petit port de pêche du nom de Javel, où venaient canoter les plaisanciers depuis le 15e siècle, fut transformé par l'installation d'une manufacture de produits chimiques.

Le comte d'Artois, futur Charles X qui devait accéder au trône en 1824, y fit fabriquer la fameuse eau désinfectante qui pris le nom du village. La réussite du comte et de son eau de Javel attira de nombreux autres industriels, jusqu'à l'arrivée au début du 20e siècle de l'usine de l'ingénieur André Citroën, en 1915.

André Citroën s'était spécialisé au départ dans la fabrication de munitions, face à la pénurie observée pendant la première guerre. Il fit rapidement fortune avec une production qui atteignait les 20 000 obus par jour. La paix revenue, André Citroën reconvertit l'usine et se lança dans la construction automobile. Alors qu'en 1919, 30 voitures sortaient chaque jour de ses chaînes de montage, 5 ans plus tard, elles en produisaient déjà 250. Son succès lui permit de s'agrandir et une usine flambant neuve de 55 000 m² fut édifiée. Elle fut le berceau des fameuses tractions avant et de la DS. En 1958, le Conseil Municipal décida de donner le nom d'André Citroën au quai de Javel. 14 ans plus tard, la dernière DS devait sortir des chaînes de montage. Les activités de l'usine furent transférées à Aulnay-Sous-Bois, seul le siège devait demeurer au quai André-Citroën, jusqu'au 6 octobre 1982, date à laquelle la totalité des activités des usines Citroën quittèrent ce lieu légendaire pour Neuilly-Sur-Seine.

 

Parc A

30 août 2017

Rendez-vous place Gandhi - Xavier Fagnon

Résumé

Edouard Baer, Omar Sy, Alain Juppé, Chantal Ladesou, Patrick Balkany, Yannick Noah, Maître Gims, et bien d'autres vous donnent rendez-vous Place Gandhi, en Inde, dans une aventure parodique et foisonnante inspirée de Pékin Express qui va virer au désastre écologique...

 Quatre binômes insolites de personnalités « people », se retrouvent en Inde pour repousser leurs limites dans une aventure télévisée.

L’action se déroule le jour de la finale. Les concurrents doivent arriver les premiers sur les lieux du prime time diffusé le soir même en direct, Place Gandhi, au bord du Gange, fleuve réputé pour ses taux de pollution records. Les pérégrinations de ces duos insolites révèleront un Alain Souchon baroudeur et sans tabou, une Chantal Ladesou pleine d’audace envers la population locale, un Alain Juppé transcendé par la compétition et bien d’autres… Edouard Baer, chargé au débotté de l’organisation et des répétitions du prime time, s’évertuera de son côté à faire respecter la charte écologique de l’émission imposée par la production à ces candidats indisciplinés. 

Le rythme s’accélère crescendo au fil des situations, avec des personnages de plus en plus nombreux, et le spectacle se termine en une apothéose vocale et musicale.

En bref : c'est un spectacle théâtral et musical, poétique et drôlent  avec une interprétation précise.

thea

 

 

20 août 2015

La madeleine de Commercy

Madeleine deVoici un petit gateau pas si difficile à faire

Il vous faudra :

125 g de sucre - 125 g de farine - 125 g de beurre - 4 oeufs entiers - vanille ou sucre vanillé -

Ces proportions donne environ 20 à 24 madeleines suivant la grandeur des moules.

Mettre le beurre dans un saladier ou une terrine. Si il est trop dur le faire ramollir un peu au four et le travaillé avec le fouet. Quand il est devenu comme une pommade, y ajouter le sucre et la vanille et continuer de battre au fouet (6 à 8 min environ) puis ajouter un oeuf entier. Battre encore 3 min, mettre un autre oeuf et ainsi de suite. Terminer par la farine qui se mélange à la spatule.

Garnir au ras les moules à madeleines beurrés et farinés puis cuire au four bien chaud 20 minutes.


Histoire de la madeleine de Commercy

La madeleine de Commercy est née vers 1750 dans les cuisines du roi Stanislas roi de Pologne et beau-père de Louis XV. Pour le satisfaire, ses cuisiniers firent preuve d’imagination. Il réalisèrent aussi l'ancêtre du baba au rhum : l’Ali-baba.

14 septembre 2015

La Corse - Ajaccio

port Tino Rossi

 

ajaccio

La fondation de la ville génoise d'Ajaccio date de 1492. La Corse est alors sous l'autorité de la Banque génoise de Saint-Georges. L'architecte milanais, Cristoforo de Gandino, est envoyé de Gênes pour réaliser les plans de la ville. On abandonne alors l'ancienne cité épiscopale d'Adjacium, trop exposée aux incursions barbaresques comme aux épidémies dues aux eaux stagnantes.

La première pierre est posée en avril 1492 sur un promontoire appelé Capo di Bolo à l'emplacement prévu pour une forteresse. Un château fort est alors bâti sur une presqu'île permettant une meilleure surveillance du golfe; il se transformera, au cours du XVIe siècle, en citadelle. En même temps, se développe la ville qui loge, alors, sept cents habitants. Les maisons génoises sont simples, à un étage. La toiture est en ardoise et les façades sont percées d'ouvertures étroites. Elles étaient parfois colorées selon la tradition ligure (teintées en terre naturelle) ou recouvertes de chaux. De la fin du XVIe au début du XVIIe siècle, les constructions d'édifices religieux se succèdent: la cathédrale, et les églises de San Rucchellu, Saint-Érasme (ancienne église des Jésuites) et Saint-Jean-Baptiste. L'édification de la maison natale de Napoléon, rue Saint-Charles, a été commencée au mi-lieu du XVIIe siècle. Acte de fondation de la ville: Au nom du Seigneur, Amen. Que tous ceux auxquels parviendra le présent document sachent ce qui suit: Messire Cristoforo de Gandino, architecte, a été commis par le Magnifique Office de Saint-Georges pour la construction, édification et érection d'une forteresse ou château fort en la localité d'Ajaccio de l'isle de Corse. (Traduit de l'italien).
En 1575, le Sénat de Gênes a concédé à la cité d'Ajaccio des armoiries « d'azur » à la colonne d'argent surmontée des armes de Gênes, accostée de deux lévriers blancs" avec la légende circulaire : "ainsi les Ajacciens envers la république de Gênes".
Dans la première moitié du XVIIIe siècle, ces armoiries furent modifiées en signe d'indépendance à l'égard de Gênes.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio le 15 août 1769

 

Napoléon
Napoléon

Fils de Charles-Marie Bonaparte (Ajaccio 27 mars 1746 – Montpellier 24 février 1785) et de Maria Laetitia Ramolino (1750 – 1820), il recevra à Ajaccio l’éducation d’un fils de notable jusqu’à son départ à l’âge de neuf ans pour Autun et Brienne.

Il ne reviendra en Corse qu’en 1788, breveté de l’école militaire. Il y participera à la révolution française, où il se séparera de Pascal Paoli, en raison de son attachement aux idéaux jacobins.
Il quittera l’île en mai 1793 et n’y reviendra que quelques jours au retour de la campagne d’Egypte en 1799.

port Tino Rossi

Ajaccio, ville natale de Napoléon Bonaparte, c'est d'abord un site unique, magique. La ville se dessine au coeur d'un des plus beaux golfes du monde, sur un fond de montagnes enneigées jusqu'au printemps. A la beauté des lieux répond en écho la douceur du climat et l'art de vivre "à l'ajaccienne".Couleurs vives, lumière radieuse, le peintre Henri Matisse y découvre la "lumière du sud", odeurs gourmandes, sourires des Ajacciens, Ajaccio sait se faire aimer au premier contact. Le matin, savourez l'atmosphère de la cité. Flânez sur le vieux port, sur les marchés plein d'animation et dans les ruelles aux nobles demeures de la vieille ville. Dans la journée, goûtez les plaisirs des plages de sable blanc où l'on se baigne jusqu'à la fin de l'automne. Et le soir, après le spectacle toujours renouvelé du coucher de soleil rougeoyant sur les Iles Sanguinaires, la nuit vous appartiendra. Riche de fêtes, de chants et de convivialité. - See more at: http://www.ajaccio-tourisme.com/patrimoine-naturel/PCUCOR2AV5008OQ-6/detail/ajaccio/ajaccio#sthash.zuH0U57y.dpuf
Ajaccio, ville natale de Napoléon Bonaparte, c'est d'abord un site unique, magique. La ville se dessine au coeur d'un des plus beaux golfes du monde, sur un fond de montagnes enneigées jusqu'au printemps. A la beauté des lieux répond en écho la douceur du climat et l'art de vivre "à l'ajaccienne".Couleurs vives, lumière radieuse, le peintre Henri Matisse y découvre la "lumière du sud", odeurs gourmandes, sourires des Ajacciens, Ajaccio sait se faire aimer au premier contact. Le matin, savourez l'atmosphère de la cité. Flânez sur le vieux port, sur les marchés plein d'animation et dans les ruelles aux nobles demeures de la vieille ville. Dans la journée, goûtez les plaisirs des plages de sable blanc où l'on se baigne jusqu'à la fin de l'automne. Et le soir, après le spectacle toujours renouvelé du coucher de soleil rougeoyant sur les Iles Sanguinaires, la nuit vous appartiendra. Riche de fêtes, de chants et de convivialité. - See more at: http://www.ajaccio-tourisme.com/patrimoine-naturel/PCUCOR2AV5008OQ-6/detail/ajaccio/ajaccio#sthash.zuH0U57y.dpuf
15 août 2015

L'ile de beauté : Bastia

La Corse, j’aimerais y retourner. Je n’y suis allée qu’une seule fois. J’avais alors 15 ans, c’était au mois d’août, c’était les vacances.

La rade de Bastia

Bastia, c’est ici que Maman est née . Nous y avions de la famille.  Alors nous sommes partis en voiture et nous avons pris le bateau.

Je me souviens que faute de moyen, Maman n’avait pas réservé de place pour ma Sœur et moi. Nous voyagerons donc sur le pont. Elle nous avait demandé auparavant si nous étions d’accord, mais pour rien au monde nous n’aurions voulu échanger nos places sur le pont.

Il flottait un air de liberté. Assise par terre, je rêvais que j’étais une beatnik[1] , d’ailleurs je m’étais habillée en conséquence et j’avais emporté ma guitare afin de faire croire que j’en étais une.

Port bastia

Ce furent de bonnes vacances.

Nous avions le droit de sortir le soir. Nous allions toujours au même endroit.

Je ne me souviens pas si c’était vraiment une boîte de nuit parce que toutes les personnes qui étaient là ne dépassaient pas l’âge de dix neuf - vingt ans.  

L’entrée était gratuite. Etait-elle gratuite pour les garçons ? A vrai dire, comme je ne payais jamais, je ne m’en suis pas préoccupée.

Ma sœur et moi n’avions pas le droit de commander des boissons alcoolisées car nous étions mineures et cela se voyait. Par contre, les boissons à l’eau dans laquelle on mettait du sirop, étaient gratuites et à volonté. Je buvais des menthes à l’eau à tire-larigot.

Je collectionnais les conquêtes. Evidemment ce n’étaient que des flirts. Un nouveau garçon chaque soir, cela ne prêtait pas à conséquence. Un soir j’ai même compté mes conquêtes et j’étais arrivée à quatre ou cinq. Une danse, en gé

néral c’était un slow, un petit bisou et hop au suivant. 

Mais un soir, sans doute lassée de mon petit jeu, j’ai jeté mon dévolu sur un garçon et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à mon départ. J’étais romantique et j’étais sûre d’être amoureuse. Nous nous faisions des promesses, nous rêvions d’avenir à deux…

 En rentrant à Paris, j’étais nostalgique mais en réalité, il ne m’a fallu pas très longtemps pour me rendre compte que nous n’étions que des enfants avec des rêves d’enfants.

Depuis je n’ai jamais eu l’occasion d’y retourner.


[1]  Adepte d'un modèle qui refuse la société bourgeoise de consommation dans les années 60 et 70.

Synonyme : hippie

Traduction anglais : beatnik

25 août 2015

Sans domicile - Pensées -

Je l’aperçois au travers de la vitre du tram, il semble ivre. Il a dans la main ce que je crois être une brosse et il la passe dans ses cheveux blonds avec des gestes saccadés. Il semble en colère. Il titube. Soudain je le vois qui porte à sa bouche une bouteille, surement du mauvais vin. Il boit au goulot ; il titube. Le tram s’éloigne.

Je pense maintenant à ce jeune homme que je voyais souvent dans mon quartier. Il ne faisait pas la « manche ». Il était là, pratiquement toujours à la même place. Je l’ai reconnu. D’ailleurs ce n’est pas la première fois que je le vois. Il a juste changé de quartier. De la proche banlieue où j’habitais il a franchi le périphérique et il est maintenant « sur » Paris.

Cela fait plus de 15 ans, enfin je n’ai pas la mémoire des années qui passent, mais j’en suis sure cela fait au moins quinze ans qu’il vit dans la rue.

La première fois que je l’ai vu il  semblait plutôt jeune. Il devait avoir une trentaine d’années. Il était habillé correctement. Il n’était jamais ivre. Il squattait près de la supérette devant laquelle j’étais obligée de passer pour aller acheter mes cigarettes. 

A chaque fois que je passais devant lui, de longs moments je me demandais ce je pourrais faire pour l’aider. J’imaginais l’inviter chez moi pour lui donner à manger, lui permettre de prendre un bain et se reposer, tout en pensant quelques secondes plus tard que cela n’était pas possible. Par lâcheté surement ou par peur peut être.

Un jour il m’a demandé une cigarette ; je venais du bureau de tabac. J’avais acheté plusieurs paquets alors je lui en ai donné un. Il m’a remercié. J’ai continué mon chemin.

Souvent je pense à cette collègue de travail qui a hébergé quelques temps une personne qui vivait dans la rue. Un SDF comme ils disent. En effet, de nos jours ont ne dit plus « clochards » ce n’est pas politiquement correct. Il faut dire « Sans Domicile Fixe ou SDF.

Et çà change quoi le langage châtier ? Pour lui çà ne change rien. Il est toujours dans la rue. Maintenant il boit et il devient fou.

D’ailleurs il n’est pas le seul à qui je pense maintenant. Il y a aussi cette femme, je la vois souvent aussi. Cela fait aussi plusieurs années qu’elle est à la rue.

Les premières fois quand je la voyais, elle aussi était  « normale » mais elle aussi maintenant est devenue folle, sans plus aucune dignité. Je l’ai vu récemment assouvir des besoins naturels, le cul nu, au vu et au su de tout le monde.

Il y a également ce soir où je suis rentrée un peu tard. Elle était couchée à même le sol avec juste une toute petite couverture pour la protégée. La rue était déserte. Je lui ai demandé si elle voulait que j’appelle le 15 et comme elle m’a dit oui, j’ai composé le numéro.

sdf

Au bout du fil, une bienfaitrice de la nuit qui me pose une question que je trouve saugrenue puisqu’il était question de savoir si elle était sur le trottoir Paris ou sur le trottoir banlieue.

 - Banlieue ai-je répondu

Que me dit-elle suite à ma réponse ?

 - Appeler le numéro dédié à la banlieue !

Comme j’insiste en lui disant que finalement elle est sur Paris, elle me répond mais nous la connaissons elle est habituée à dormir dehors.

Ni une ni deux mon sang ne fait qu’un tour et je m’entends hurler dans le téléphone

- comment çà elle est habituée à dormir dehors ? Personne ne peut être habitué à dormir dehors !  Vous allez venir la secourir ! C’est honteux de me répondre çà !

Quand enfin elle m’a fait la promesse de venir, je me suis penchée sur cette femme et lui ai caressé doucement la joue en lui disant : ils vont venir.

Je lui ai donné quelques pièces ; je lui ai dit courage, puis je suis rentrée chez moi.

Voilà ! Ce soir je suis triste. J’ai envie de pleurer. Je me sens impuissante devant la misère que je perçois de plus en plus grande au fil des années.

Ne me dites pas il y a les restos du cœur, les associations et autres organismes de bienfaisance. Évidemment.

Mais cela suffit-il à enrayer la folie qui gagne ces personnes au fil des années ?

 

10 novembre 2015

Financiers aux amandes

financier

  • 100 g de sucre en poudre ou sucre glace
  • 130 g de beurre
  • 100 g de poudre d'amandes
  • 50 g de farine
  • 3 blancs d'oeufs
  • 1 cuillère de miel

Faire fondre le beurre et le laisser légèrement coloré puis le laisser refroidir.

Mélanger le sucre, la farine et la poudre d'amandes.

 

Ajouter les blancs d'oeufs et mélanger.

Incorporer le beurre et le miel à la préparation.

Préchauffer le four 200°c (thermostat 6-7). Verser la pâte dans des moules sans trop les remplir.

Faire cuire 15  minutes

Pour vérifier la cuisson, insérer une lame qui doit en ressortir sèche.

Histoire :

Vers 1890, Le patissier Lasne, dont le magasin était tout prêt de la Bourse, eut l'idée de remettre au goût du jour les visitandines. Sa clientèle se composait en grande partie de financiers désireux de manger un petit gâteau qui ne salisse pas les doigts. Il changea la forme ovale de la pâtisserie pour évoquer celle d'un lingot d'or. D'où le nom de financier.

19 septembre 2015

Journée du patrimoine -Séminaire Saint Sulpice

Ce matin je me suis réveillée de bonne heure. Après avoir pris un café, j'ai pensé qu'aujourd'hui c'était la journée du patrimoine. Comme chaque année je loupe cette fameuse journée, j'ai aussitôt pensé que cette fois-ci je ne la raterais pas. Ni une, ni deux, me voilà partie sac spécial photo en bandoulière. 

Arrivée devant le séminaire Saint Sulpice, la grille étant ouverte, j'y pénètre et y découvre un lieu superbe. Voici les quelques photos que j'ai prises.

Séminaire Saint Sulpice

Séminaire Saint Sulpice

Séminaire Saint Sulpice

Le nymphe

Le Nymphe

La voûte, trapézoïdale, est décorée de coquillages, de pierres et de rocailles.décors intérieur nymphe

décors intérieur nymphe

forme trapezoidale

 

15 juin 2015

A qui la place ?

Après cette journée de travail, il me faut bien rentrer chez moi et pour cela je dois prendre le tramway. Le soir il est toujours bondé.

Je monte dans le tramway, pas de place. Un type se lève pour descendre à la prochaine.

Je me précipite mais un autre type dans l'allée me bouche le passage.

- Pardon m'sieur. Je me fais toute petite et me précipite à nouveau mais je manque de tomber sur une gamine qui se précipite aussi.

Oups ! Je m'assoie devant son nez.

La mère, très en colère me dit: "elle l'avait vu avant vous. Vous z'avez pas honte".

Moi : si !

Elle : si j'étais à votre place j'aurais honte.

Moi : moi aussi !

Elle : c'est honteux !

Moi : tout à fait.

Fin de la discussion.

J'ai fini le voyage assise...

Le T3

8 novembre 2015

Le Timbre Poste - Restaurant à Malakoff

le timbre poste

le timbre poste 2

J'y étais allé quelques fois avec mon frère pour boire un pot. Le décor est tellement atypique et personnalisé qu'il faut le voir au moins une fois. Ma soeur et mon frère arrivant d'Angleterre, hier soir je leur ai soumis l'idée d'aller y dîner.  Le chef cuisinier nous concocte des mets influencés par les saveurs du Sud-Ouest de la France. Les assiettes sont copieuses, les serveuses sont souriantes, de bonne humeur ce qui est aussi très apréciable parce que ce n'est pas toujours le cas dans certains restaurants. L'ambiance est conviviale et chaleureuse. Une autre facette du Timbre Poste, c'est son pub  ambiance blues rock.  On peut déguster 16 bières pression mousse à souhait.

pub le timbre poste

timbre

7 octobre 2015

L'Oeuf mayo * Oeuf mayonnaise

oeuf_mayo

Pour bien cuire les oeufs durs sélectionner des oeufs très frais (marqués 0 ou 1). Sortez-les une demi heure avant du réfrigérateur puis mettez-les dans une casserole, couvrez d'eau froide salée et ajoutez une pointe de vinaigre. A partir de l'ébullition compter 9 minutes de cuisson à très faible ébullition.

Passez-les ensuite sous l'eau froide courante 7 à 8 minutes. Ecalez les oeufs refroidis, puis rincez-les à l'eau pour faire disparaître d'éventuels morceaux de coquilles restés accrochés au blanc. Les couper en 2 dans la hauteur. Faire une base en coupant un petit morceau de blanc dans chaque moitié d'oeuf.

Mayonnaise :

1 jaune d'oeuf - 25 cl d'huile - 1 cuillère à café de moutarde - 1 trait de jus de citron - sel, poivre

Dans un bol de taille moyenne, mélanger le sel, la moutarde et le jaune d'oeuf à l'aide du fouet. Incorporer l'huile en versant progressivement un filet sur le jaune d'oeuf sans cesser de fouetter vigoureusement. Enfin incorporer le jus de citron et ajuster l'assaisonnement.

Pour la conserver : couvrir d'un film alimentaire, il doit toucher la surface de la mayonnaise. La mayonnaise maison se conserve 1 à 2 jours maximum.

Servir avec une macédoine de légumes frais et de la salade pour apporter croquant et pointe d'acidité à la recette.

 

10 octobre 2015

Poème - En septembre

Courbet-Paul-Verlaine Paul Verlaine   (1844-1896)

Parmi la chaleur accablante
Dont nous torréfia l'été,
Voici se glisser, encor lente
Et timide, à la vérité,

Sur les eaux et parmi les feuilles,
Jusque dans ta rue, ô Paris,
La rue aride où tu t'endeuilles
De tels parfums jamais taris,

Pantin, Aubervilliers, prodige
De la Chimie et de ses jeux,
Voici venir la brise, dis-je,
La brise aux sursauts courageux...

La brise purificatrice
Des langueurs morbides d'antan,
La brise revendicatrice
Qui dit à la peste : va-t'en !

Et qui gourmande la paresse
Du poëte et de l'ouvrier,
Qui les encourage et les presse...
" Vive la brise ! " il faut crier :

" Vive la brise, enfin, d'automne
Après tous ces simouns d'enfer,
La bonne brise qui nous donne
Ce sain premier frisson d'hiver ! "

 

5 novembre 2016

AVEDON - Un oeil américain sur la France

Aujourd'hui je me suis rendue à la Bibliothèque Nationale François Mitterand (BNF) pour y voir l'exposition Richard AVEDON "Un oeil américain sur la France".

avedon

Photographe américain d'origine russe, Richard Avedon est l'un des photographes de mode les plus célèbres du XXème siècle. Il a, entre-autres, photographié Marilyn Monroe ou Les Beatles. La violence d’une approche précoce de la photographie - qui lui fait fréquenter trop vite la maladie et la mort - s’oppose à un succès rapide dans le monde de la mode et le tient toute sa vie prisonnier d’une contradiction qui le dépasse ; il ne peut qu’adopter un style a minima, compatible avec cette double approche impossible à réduire. Ce style a minima devient sa marque de fabrique.

Sa vie (source : compilation de différents sites web)

Richard Avedon est né le 15 mai 1923 à New York dans une famille d’origine russe. Son père, commerçant dans le textile sur la 5ème Avenue, l'initie très tôt aux techniques de la photographie en lui offrant un Kodak Brownie. Il trouve son premier modèle à l'âge de 10 ans en la personne du compositeur et pianiste russe Sergueï Rachmaninov, son voisin de palier. Le jour de son dix-septième anniversaire, son père lui fait cadeau d’un Rolleiflex. Le 8 novembre 1941, au moment de l'attaque sur Pearl Harbor, il entre dans la marine marchande où il est affecté au service des photos d'identité puis aux autopsies. De cette expérience particulière, il tire un goût prononcé pour le portrait.

En 1944, Richard Avedon décide de se consacrer à la photographie.

De retour à la vie civile, il suit les cours d’Alexeï Brodovitch, alors enseignant à la New School For Social Research et directeur artistique chez Harper’s Bazaar. A 21 ans il ouvre son propre studio, et un an plus tard, son rêve se réalise : il rejoint le prestigieux magazine de mode, comme photographe.

En 1946, Avedon se rend pour la première fois à Paris.
Il photographie les collections de haute-couture française (restant fidèle aux grandes maisons de la capitale jusqu’en 1984). Avedon définit clairement son style : des portraits sur fond neutre. Sa méthode est radicale : un fond uni, une direction du sujet sans concession, une lumière qui met en relief les défauts de la peau, les rides, les asymétries, et des tirages à taille d’homme.

En 1949, Richard Avedon devient également rédacteur en chef adjoint du magazine Théâtre Arts. Sept ans plus tard, il est appelé comme conseiller visuel sur le film Funny Face, dans lequel Fred Astaire interprète un photographe de mode. Il a alors l’occasion de côtoyer plusieurs vedettes, dont Marilyn Monroe.

Même si le nom de Richard Avedon est associé en premier lieu au monde chic de la mode, de la haute société américaine, des célébrités cosmopolites, le portrait est sa façon de négocier ses contradictions et ses obsessions, de se rapprocher de « la vie, un tissu de contradictions et d'énigmes non résolues »

Dans les années 1960, Richard Avedon couvre plusieurs reportages d’actualité : il photographie des militants pour les droits civiques dans le Sud (1963), des membres du Ku Klux Klan, des malades en hôpital psychiatrique… Pacifiste, il photographie les hippies manifestant contre la guerre du Viêt-Nam, se rend au Tonkin pour réaliser des portraits de responsables militaires et de victimes du napalm.

Avedon est alors proche de la Factory d’Andy Warhol. L'endroit représente la quintessence de la révolution sexuelle et artistique de la fin des années 1960 et, pour Avedon, New York et son milieu culturel sont devenus une source inépuisable d’inspiration.

En 1966, après vingt ans d'une fructueuse collaboration avec Harper's Bazaar, il quitte le magazine pour rejoindre Vogue. Il y restera jusqu’en 1990.

Richard Avedon expose en 1974 des clichés de son père malade au musée d'Art moderne de New York.

Avedon continue par ailleurs ses activité de photographie de mode, ses reportages de terrain, et réalise pour Rolling Stone soixante-treize portraits de célébrités de l'élite politique des Etats-Unis.

En 1985 il achève «In the American West», un projet de 732 portraits d’américains pris à travers dix-sept états de l’ouest, sur une période de cinq ans. Il y présente des portraits de cow-boys, de mineurs, et de travailleurs qu’il invite à poser devant son éternel fond blanc, essayant d’évoquer ainsi l’Amérique dans sa diversité. Le projet soulèvera quelques critiques.

Sa collaboration avec la revue française "Egoïste" met un terme à sa collaboration avec Vogue qu’il quitte en1990 après plus de 25 ans.
Le New-Yorker, revue hebdomadaire d’actualités et de spectacles non moins prestigieuse dans un autre registre, l’accueille en 1992. Il en devient l’unique photographe.

Tout au long de sa carrière, Richard Avedon reçoit de prestigieuses récompenses dont la Chancellor’s Citation de l’Université de Berkley (1980) et le titre de docteur honoris causa du Royal College of Art de Londres (1989).

Célèbre, et désormais probablement le photographe le mieux payé du monde, il réalise les portraits de Picasso, Robert Frank, Jacques-Yves Cousteau, Léonard Bernstein, Marcel Duchamp, Jean Cocteau, Robert Flaherty, Igor Stravinsky, Humphrey Bogart, Buster Keaton, Ezra Pound, Bob Dylan, Alberto Giacometti, ou Björk.

En 2004, à l'âge de quatre-vingt-un ans, il est frappé d’une hémorragie cérébrale alors qu’il travaille sur le projet Democracy qui montre les préparatifs des élections présidentielles prévues cette même année. Il se rend aux Conventions de Boston et New York, voyage au Texas et au Nevada et va même jusqu’à San Francisco. Ce portfolio reste inachevé.
La Richard Avedon Foundation est créée l’année suivante.

Richard Avedon laisse derrière lui dix livres, dont Observations (co-réalisé, en 1959, avec Truman Capote) et Nothing Personal (en collaboration avec James Baldwin).

Marguerite Duras, 21 mai 1993, (photographie pour

La photographie a été prise en mai 1993. Marguerite Duras a alors 79 ans. c'est le portrait d'une petite fille retroussant sa jupe avec beaucoup de malice. L'histoire est amusante. Duras avait besoin d'un poste de télévision et demande à Caroline de l'accompagner. Elles se retrouvent dans un magasin et là, au milieu des écrans, Duras s'immobise pétrifiée. L'élastique de sa jupe a craqué. Duras murmure "je ne peux plus avancer. Ma jupe va tomber". L'histoire fut contée à Avedon qui lui a fait relever sa jupe légèrement Duras joue le jeu avec un plaisir évident.

Jean Cocteau, Coco Chanel, Catherine Deneuve, Jean Genet, Jeanne Moreau, Yannick Noah, Isabelle Adjani... Autant de personnalités françaises qui sont passées devant l'objectif du photographe de mode Richard Avedon

 

 

 

 

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Janvier 1965 Avedon portrait de Ringo.

Marilyn Monroe et Arthur Miller, 1957, Richard Avedon

22 août 2015

Poème : L'ombre - Victor Hugo

    Victor Hugo

    Victor Hugo (1802-1885)

      L'ombre

      Il lui disait : - Vos chants sont tristes. Qu'avez-vous ?
      Ange inquiet, quels pleurs mouillent vos yeux si doux ?
      Pourquoi, pauvre âme tendre, inclinée et fidèle,
      Comme un jonc que le vent a ployé d'un coup d'aile,
      Pencher votre beau front assombri par instants ?
      Il faut vous réjouir, car voici le printemps,
      Avril, saison dorée, où, parmi les zéphires,
      Les parfums, les chansons, les baisers, les sourires,
      Et les charmants propos qu'on dit à demi-voix,
      L'amour revient aux coeurs comme la feuille aux bois ! -

      Elle lui répondit de sa voix grave et douce :
      - Ami, vous êtes fort. Sûr du Dieu qui vous pousse,
      L'oeil fixé sur un but, vous marchez droit et fier,
      Sans la peur de demain, sans le souci d'hier,
      Et rien ne peut troubler, pour votre âme ravie,
      La belle vision qui vous cache la vie.
      Mais moi je pleure ! - Morne, attachée à vos pas,
      Atteinte à tous ces coups que vous ne sentez pas,
      Coeur fait, moins l'espérance, à l'image du vôtre,
      Je souffre dans ce monde et vous chantez dans l'autre.
      Tout m'attriste, avenir que je vois à faux jour,
      Aigreur de la raison qui querelle l'amour,
      Et l'âcre jalousie alors qu'une autre femme
      Veut tirer de vos yeux un regard de votre âme,
      Et le sort qui nous frappe et qui n'est jamais las.
      Plus le soleil reluit, plus je suis sombre, hélas !
      Vous allez, moi je suis, vous marchez, moi je tremble,
      Et tandis que, formant mille projets ensemble,
      Vous semblez ignorer, passant robuste et doux,
      Tous les angles que fait le monde autour de nous,
      Je me traîne après vous, pauvre femme blessée.
      D'un corps resté debout l'ombre est parfois brisée.

      29 août 2015

      Poème - La Laitière et le Pot au lait

      Jean de la Fontaine   (1621-1695)

      Jean de La Fontaine

      La Laitière et le Pot au lait

      Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait
      Bien posé sur un coussinet,
      Prétendait arriver sans encombre à la ville.
      Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
      Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
      Cotillon simple, et souliers plats.
      Notre laitière ainsi troussée
      Comptait déjà dans sa pensée
      Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
      Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée ;
      La chose allait à bien par son soin diligent.
      Il m'est, disait-elle, facile,
      D'élever des poulets autour de ma maison :
      Le Renard sera bien habile,
      S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
      Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
      Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
      J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
      Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
      Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
      Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
      Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
      Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
      La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
      Sa fortune ainsi répandue,
      Va s'excuser à son mari
      En grand danger d'être battue.
      Le récit en farce en fut fait ;
      On l'appela le Pot au lait.

      Quel esprit ne bat la campagne ?
      Qui ne fait châteaux en Espagne ?
      Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
      Autant les sages que les fous ?
      Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
      Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
      Tout le bien du monde est à nous,
      Tous les honneurs, toutes les femmes.
      Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
      Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
      On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
      Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
      Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
      Je suis gros Jean comme devant.

      28 mai 2017

      Images à la sauvette - Henri Cartier-Bresson

      Une Bible pour les photographes

       

      H Cartier

      Images à la sauvette (The Decisive Moment en version américaine) est l’un des plus grands livres de photographies jamais publié. Sorti en 1952 aux éditions Verve, à l’initiative de Tériade, il regroupe les photographies réalisées par Henri Cartier-Bresson durant les vingt premières années de sa carrière. C’est, en 1952, une monographie du meilleur de l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson, publiée chez un éditeur d’art, avec une couverture originale de Matisse.

       

      Il eu une influence exceptionnelle dans le monde des arts. Il est l'aboutissement d'une action conjointe entre le photographe, l'éditeur d'art Tériade et le peintre Matisse.

       

      Image à la sauvette. Cartier-Bresson - Matisse

       

      J’ai toujours eu une passion pour la peinture. Étant enfant j’en faisais le jeudi et le dimanche, j’y rêvais les autres jours. J’avais bien un Brownie-box comme beaucoup d’enfants, mais je ne m’en servais que de temps à autre pour remplir de petits albums avec mes souvenirs de vacances. Ce n’est que beaucoup plus tard que je commençais à mieux regarder à travers l’appareil, mon petit monde s’élargissait et ce fut la fin des photos de vacances. Il y avait aussi le cinéma, les Mystères de New York, avec Pearl White, les grands films de Griffith, le Lys Brisé, les premiers films de Stroheim, les Rapaces, ceux d’Eisenstein, Potemkine, puis la Jeanne d’Arc de Dreyer; ils m’ont appris à voir. Plus tard, j’ai connu des photographes qui avaient des épreuves d’Atget ; elles m’ont beaucoup impressionné. Je me suis alors acheté un pied, un voile noir, un appareil 9x12 en noyer ciré, équipé d’un bouchon d’objectif qui tenait lieu d’obturateur; cette particularité me permettait d’affronter uniquement ce qui ne bougeait pas. Les autres sujets étaient trop compliqués ou me paraissaient trop « amateur »; je croyais ainsi me dédier à « Art ». Je développais et tirais les épreuves moi-même dans une cuvette et ce bricolage m’amusait. [...]

      J’avais découvert le Leica; il est devenu le prolongement de mon œil et ne me quitte plus. Je marchais toute la journée l’esprit tendu, cherchant dans les rues à prendre sur le vif des photos comme des flagrants délits. J’avais surtout le désir de saisir dans une seule image l’essentiel d’une scène qui surgissait. Faire des reportages photographiques, c’est-à-dire raconter une histoire en plusieurs photos, cette idée ne m’était jamais venue; ce n’est que plus tard, en regardant le travail de mes amis du métier et les revues illustrées, et en travaillant à mon tour pour elles que peu à peu j’ai appris à faire un reportage. J’ai beaucoup circulé, bien que je ne sache pas voyager. J’aime le faire avec lenteur, ménageant les transitions entre les pays. Une fois arrivé, j’ai presque toujours le désir de m’y établir pour mieux encore mener la vie du pays. Je ne saurais être un globe-trotter. [...] Une photographie est pour moi la reconnaissance simultanée, dans une fraction de seconde, d’une part de la signification d’un fait, et de l’autre d’une organisation rigoureuse des formes perçues visuellement qui expriment ce fait. C’est en vivant que nous nous découvrons, en même temps que nous découvrons le monde extérieur, il nous façonne, mais nous pouvons aussi agir sur lui. Un équilibre doit être établi entre ces deux mondes, l’intérieur et l’extérieur, qui dans un dialogue constant, n’en forment qu’un, et c’est ce monde qu’il nous faut communiquer. Mais ceci ne concerne que le contenu de l’image et pour moi, le contenu ne peut se détacher de la forme; par forme, j’entends une organisation plastique rigoureuse par laquelle seule nos conceptions et émotions deviennent concrètes et transmissibles. En photographie, cette organisation visuelle ne peut être que le fait d’un sentiment spontané des rythmes plastiques. » 

      Extrait d'Images à la Sauvette, Verve, 1952

      Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, France, Henri Cartier-Bresson, 1932 - © ©Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos, O?courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

       

      henri-cartier-bresson-children-playing-football-in-madrid-spain-circa-1933

      16 février 2022

      Bill Viola TheDe luge

      « En ignorant le côté émotionnel de notre nature, nous avons tourné le dos aux plus puissantes énergies de notre être, à la source de la plus humaine des qualités, la compassion, sans laquelle aucun pouvoir moral authentique n’est possible. » https://www.cairn.info/revue-etudes-2016-10-page-77.htm

      Il s'est notamment illustré par la création d'installations vidéo monumentales comme celle au Grand Palais de Paris en 2014

       

       

       

       

       

       

       

      2 mars 2021

      Georges Brassens - Le grand chêne

      Il vivait en dehors des chemins forestiers,
      Ce n'était nullement un arbre de métier,
      Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
      Ce grand chêne fier sur son tronc.

      Il eût connu des jours filés d'or et de soie

      Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
      Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
      S'amusant à le mettre à bout.

      Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
      Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
      Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
      L'histoire du chêne et du roseau.

      Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
      La fable ne le laissait pas indifférent.
      Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
      Il se résolu à l'exi(l).

      A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
      Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
      Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
      De quitter l'ingrate patrie.

      A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
      A lié connaissance avec deux amoureux.
      " Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
      Le grand chêne n'as pas dit non.

      Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
      Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
      Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
      Le chêne contant ses malheurs.

      " Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
      Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
      Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
      Arrosé quatre fois par jour. "

      Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
      Chaque amoureux tenant une racine en main.
      Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
      Le chêne entre ses amoureux.

      Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
      Ce fut alors qu'il commença de déchanter
      Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
      Des chiens levant la patt' sur lui.

      On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
      Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
      Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
      C'est lui qui héritait du pendu.

      Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
      Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
      Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
      Il vieillit prématurément.

      Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
      Le passa par la hache et le mit dans le feu.
      Comme du bois de caisse, amère destinée !
      Il périt dans la cheminée.

      Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
      Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
      Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
      Qu'y a pas de chêne en paradis ?
      Qu'y a pas de chêne en paradis ?

      2 mars 2021

      Les passantes – Antoine Pol

      Je veux dédier ce poème

      A toutes les femmes qu’on aime

      Pendant quelques instants secrets
      A celles qu’on connaît à peine
      Qu’un destin différent entraîne
      Et qu’on ne retrouve jamais
      A celle qu’on voit apparaître
      Une seconde à sa fenêtre
      Et qui, preste, s’évanouit
      Mais dont la svelte silhouette
      Est si gracieuse et fluette
      Qu’on en demeure épanoui

      A la compagne de voyage
      Dont les yeux, charmant paysage
      Font paraître court le chemin
      Qu’on est seul, peut-être, à comprendre
      Et qu’on laisse pourtant descendre
      Sans avoir effleuré sa main

      A la fine et souple valseuse
      Qui vous sembla triste et nerveuse
      Par une nuit de carnaval
      Qui voulut rester inconnue
      Et qui n’est jamais revenue
      Tournoyer dans un autre bal

      A celles qui sont déjà prises
      Et qui, vivant des heures grises
      Près d’un être trop différent
      Vous ont, inutile folie,
      Laissé voir la mélancolie
      D’un avenir désespérant

      A ces timides amoureuses
      Qui restèrent silencieuses
      Et portent encor votre deuil
      A celles qui s’en sont allées
      Loin de vous, tristes esseulées
      Victimes d’un stupide orgueil.

      Chères images aperçues
      Espérances d’un jour déçues
      Vous serez dans l’oubli demain
      Pour peu que le bonheur survienne
      Il est rare qu’on se souvienne
      Des épisodes du chemin

      Mais si l’on a manqué sa vie
      On songe avec un peu d’envie
      A tous ces bonheurs entrevus
      Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
      Aux coeurs qui doivent vous attendre
      Aux yeux qu’on n’a jamais revus

      Alors, aux soirs de lassitude
      Tout en peuplant sa solitude
      Des fantômes du souvenir
      On pleure les lèvres absentes
      De toutes ces belles passantes
      Que l’on n’a pas su retenir.

      Les passantes
      Extrait Des Emotions poétiques

      Par Antoine Pol

      1888-1971 Antoine Pol est né à Douai le 23 août 1888 et est mort à Seine Port le 21 juin 1971. Antoine Pol a combattu pendant la guerre de 14-18 comme Capitaine d’artillerie. A la fin de la guerre il est entré au service des Mines de La Houve à Strasbourg en 1919. Puis a la fin de la seconde guerre mondiale il devient président du Syndicat Central des importateurs de charbon de France. I pris sa retraite en 1959 pour s’adonner à l’une de ses grandes passions : la poésie. Ses Oeuvres principales sont Emotions poétiques-1918, Le livre de maman-1924, Destins-1941, Plaisirs d’amour-1947, Croquis-1970 et Coktails-1971. Ce poème a été mis en musique et chanté
      par George Brasens un an après la mort du poète.

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